À Dunkerque, la photographie des DPE dominée par la classe D et le bâti ancien
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 recense 21 977 diagnostics enregistrés à Dunkerque, dont 42,2 % en classe D. Les classes F et G représentent 8,2 % de ces enregistrements, contre 22,8 % pour la seule classe E.

À Dunkerque, la classe D représente 42,2 % des diagnostics enregistrés
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Dunkerque |
|---|---|
| A | 158 |
| B | 296 |
| C | 5 441 |
| D | 9 280 |
| E | 5 007 |
| F | 1 318 |
| G | 477 |
Au 24 septembre 2026, la dernière photographie officielle utilisée pour cette analyse de Dunkerque repose sur une extraction ADEME datée du 18 septembre. Elle rassemble 21 977 diagnostics enregistrés dans le périmètre local. L’actualité tient à cette mise à jour et à sa lecture, non à un événement municipal. Son trait principal est la place de la classe D, qui représente 42,2 % des enregistrements, devant les classes C et E. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, cette distribution fournit un contexte local précis, mais elle ne remplace pas les caractéristiques du bien concerné par leur projet.
La commune étudiée est Dunkerque, dans le Nord, identifiée par le code INSEE 59183. La population communale de référence du jeu local est de 86 263 habitants. Ce repère démographique ne permet pas de calculer la proportion de logements couverts par la base : des habitants, des logements et des diagnostics sont trois unités différentes. Surtout, un même logement peut apparaître plusieurs fois parmi les enregistrements. Les 21 977 diagnostics ne correspondent donc pas nécessairement à autant de logements uniques. Tout au long de cette analyse, les effectifs et pourcentages d’étiquettes décrivent les diagnostics enregistrés, et non un inventaire exhaustif du parc résidentiel communal.
La classe D structure le profil local, davantage que les seules classes F et G
Avec 9 280 diagnostics, la classe D constitue le premier groupe de la distribution dunkerquoise. Elle précède la classe C, qui rassemble 5 441 enregistrements, soit 24,8 %, puis la classe E, avec 5 007 enregistrements, soit 22,8 %. L’angle local ne se réduit donc pas aux étiquettes les moins favorables : la photographie est d’abord celle d’un corpus dominé par D, avec deux autres groupes importants en C et en E. Pour lire un diagnostic individuel, cette répartition sert de point de comparaison descriptif. Elle ne permet toutefois ni d’attribuer une étiquette à un logement non examiné, ni de déduire sa valeur de vente. Côté marché, vous pouvez aussi consulter les prix de l’immobilier à Dunkerque calculés à partir des transactions réelles de la commune.
À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B comptent respectivement 158 et 296 diagnostics, soit 0,7 % et 1,3 % des enregistrements. La classe F en rassemble 1 318, soit 6,0 %, et la classe G, 477, soit 2,2 %. F et G réunies représentent ainsi 1 795 diagnostics, ou 8,2 % du total. Ces chiffres précisent le poids de chaque catégorie sans renseigner sur les passages d’une classe à l’autre. Aucun historique comparable n’est fourni ici : cette extraction ne démontre donc pas une amélioration ou une dégradation du parc, même si elle en propose une photographie actualisée.
- Classe dominante : D, avec 9 280 diagnostics enregistrés et 42,2 % du total.
- Deux groupes suivants : C, avec 5 441 diagnostics, et E, avec 5 007 diagnostics.
- Classes F et G réunies : 1 795 diagnostics enregistrés, soit 8,2 %, sans décompte de logements uniques.
Pour les bailleurs, la classe E donne une autre dimension au calendrier
La classe E mérite une lecture distincte parce que ses 5 007 diagnostics enregistrés représentent un groupe plus important que les classes F et G réunies. Ce constat est particulièrement utile pour comprendre le calendrier de décence énergétique applicable en métropole. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne satisfont plus ce critère pour un nouveau bail. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. La photographie locale met ainsi en regard une catégorie déjà concernée par le critère et deux catégories associées à des échéances ultérieures, sans confondre leurs situations.
Pour autant, les 477 diagnostics G ne peuvent pas être présentés comme 477 logements locatifs uniques concernés par un nouveau bail. De même, les effectifs F et E ne donnent pas le nombre de locations auxquelles les échéances prévues s’appliqueront. Les données fournies ne distinguent pas ici le statut d’occupation des biens et autorisent des enregistrements multiples pour un même logement. La conséquence concrète est une lecture à deux niveaux : le calendrier éclaire les enjeux attachés à chaque étiquette, tandis que les volumes locaux montrent le poids de ces étiquettes dans la base. Ils ne constituent pas un décompte des bailleurs concernés.
- G : le critère de décence énergétique n’est plus satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
- F : l’échéance prévue est 2028 ; la base locale compte 1 318 diagnostics de cette classe.
- E : l’échéance prévue est 2034 ; la base locale compte 5 007 diagnostics de cette classe.
À Dunkerque, 5 007 diagnostics E ne signifient pas autant de ventes soumises à audit
Pour les vendeurs et les acquéreurs, une autre règle intervient : l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E entre dans ce périmètre depuis le 1er janvier 2025. Cette règle ne doit pas être confondue avec le calendrier de décence énergétique des locations. Elle associe une étiquette, un type de bien et une vente. À Dunkerque, le poids de la classe E donne donc un intérêt particulier à cette distinction, mais les 5 007 enregistrements E ne sont pas tous identifiés comme des ventes soumises à audit.
Les maisons individuelles représentent 23,5 % dans les données fournies. Cette proportion ne suffit pas à mesurer le nombre de biens concernés par l’audit, car aucun croisement entre type de bien, étiquette énergétique et situation de vente n’est disponible ici. La répartition des immeubles en monopropriété n’est pas davantage précisée. Pour un projet de transaction, le profil communal aide ainsi à comprendre pourquoi l’étiquette E ne peut pas être écartée de l’analyse. En revanche, il ne permet pas de conclure à l’application de l’audit pour un bien particulier sur la seule base de sa localisation à Dunkerque ou de la fréquence locale de sa classe.
Le bâti de 1948 à 1974 domine le corpus géolocalisé
La période de construction dominante est 1948-1974 : elle représente 55,8 % du corpus géolocalisé. Ce poids donne à la photographie dunkerquoise une dimension qui ne se lit pas dans les seules étiquettes énergétiques. D’autres repères complètent cette structure : le bâti antérieur à 1949 représente 17,0 %, celui antérieur à 1975, 72,8 %, et les périodes antérieures à 2001, 90,7 %. Ces chiffres décrivent la place des différentes anciennetés dans les données disponibles. Ils ne sont pas des parts à additionner indistinctement, puisque les seuils chronologiques recouvrent des ensembles emboîtés et que la période 1948-1974 est présentée selon un découpage spécifique.
La présence dominante de cette période et celle de la classe D sont deux caractéristiques du même profil local, pas la démonstration d’un lien causal entre elles. Les faits fournis ne croisent pas les dates de construction avec les étiquettes. Ils ne permettent donc pas d’affirmer que les diagnostics D concernent principalement les biens de 1948-1974, ni qu’une construction de cette période reçoit nécessairement une classe donnée. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, l’ancienneté est ici un élément de contexte distinct du résultat énergétique. Il faut aussi conserver le périmètre annoncé : les 55,8 % portent sur le corpus géolocalisé, et non explicitement sur l’ensemble des logements uniques de la commune.
À Dunkerque, 68 m² de surface médiane et 1 251 € de coût annuel médian estimé
La surface médiane renseignée est de 68 m², la consommation médiane de 216 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 251 €. Ces trois indicateurs apportent des repères complémentaires : une dimension de surface, une consommation rapportée au mètre carré et une estimation annuelle exprimée en euros. Une médiane décrit le milieu d’une distribution, pas la situation de chaque bien. Elle ne doit pas non plus être présentée comme une moyenne. Pour un vendeur ou un acquéreur, ces valeurs situent le corpus local, mais ne constituent ni une estimation personnalisée de consommation, ni l’annonce d’une facture annuelle pour le logement envisagé.
Rien dans les informations fournies n’établit que ces trois médianes correspondent au même logement ou au même diagnostic. Les réunir pour décrire un bien dunkerquois supposé typique effacerait cette limite. En particulier, multiplier la surface médiane par la consommation médiane ne donnerait pas automatiquement la consommation annuelle médiane du corpus. Le montant de 1 251 € reste, lui aussi, un coût énergétique annuel médian estimé, et non une dépense garantie. L’usage concret de ces repères consiste à distinguer ce que mesure chacun d’eux. Le diagnostic du bien et les valeurs agrégées de la commune ne se situent pas au même niveau d’observation.
Le gaz naturel occupe une place majeure dans le chauffage recensé
Le gaz naturel figure comme chauffage principal dans 13 090 diagnostics de l’extraction. Cet effectif apporte un autre trait important du profil dunkerquois, à côté de la classe D dominante et du poids du bâti de 1948-1974. Comme pour les étiquettes, il s’agit d’enregistrements et non d’un nombre établi de logements uniques équipés. Les données fournies ne détaillent pas ici les effectifs des autres modes de chauffage. Elles ne permettent pas non plus de relier individuellement le gaz naturel à une période de construction, à une surface ou à une classe énergétique. Ces dimensions restent distinctes dans les résultats disponibles.
La fréquence du gaz naturel ne démontre pas qu’il explique la consommation médiane de 216 kWh/m²/an ou la part de 42,2 % de diagnostics D. Une telle interprétation demanderait des informations croisées qui ne figurent pas dans les faits disponibles. Pour les acteurs d’une vente ou d’une location, le chauffage constitue donc un élément supplémentaire de description du bien, sans fournir à lui seul son étiquette ou son coût annuel. La photographie communale rend visible son importance numérique, mais n’autorise ni une conclusion sur un équipement particulier, ni une projection de dépense. Elle ne décrit pas davantage une évolution du chauffage dans le temps.
À Dunkerque, du Centre à Basse Ville, aucun résultat chiffré par secteur
Les quartiers ou secteurs IRIS analysés sont Centre, Glacis, Citadelle-Victoire, Sud-Gare et Basse Ville. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne toutefois d’aucun résultat chiffré par secteur dans les faits fournis. Il serait donc infondé de désigner l’un d’eux comme plus performant, plus énergivore ou davantage concerné par une étiquette. La même prudence s’impose pour les familles de risques recensées par Géorisques : leur mention apporte une information locale d’une autre nature que les DPE. Elle n’établit pas l’exposition précise d’un logement, ni un lien avec son classement énergétique. Le périmètre communal ne doit pas être transformé en diagnostic à l’adresse.
Géorisques recense les familles Inondation, Mouvement de terrain, Séisme, Risque industriel, Nucléaire, Transport de marchandises dangereuses et Engins de guerre. La zone sismique est non renseignée dans les informations disponibles ; le potentiel radon indiqué est de 1. Une donnée non renseignée ne signifie pas une absence de risque. Au terme de cette photographie, l’utilité pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs tient donc à des repères distincts : distribution des diagnostics, calendrier énergétique, périmètre de l’audit, ancienneté, chauffage et risques recensés. Aucun de ces indicateurs ne permet, seul ou combiné sans données supplémentaires, de promettre un prix, un délai de transaction ou une performance future.
- Échelle communale : les données décrivent un corpus de diagnostics enregistrés, avec de possibles répétitions pour un même logement.
- Échelle des secteurs : cinq secteurs sont cités, mais aucune comparaison chiffrée entre eux n’est fournie.
- Échelle du bien : ni l’étiquette, ni le coût énergétique, ni l’exposition précise aux risques ne se déduisent des seuls résultats communaux.
Questions fréquentes
Les 21 977 diagnostics correspondent-ils à 21 977 logements à Dunkerque ?
Pas nécessairement. La base compte 21 977 diagnostics enregistrés et un même logement peut y apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni.
Quelle est la classe énergétique la plus représentée dans l’extraction ?
La classe D arrive en tête avec 9 280 diagnostics enregistrés, soit 42,2 %. Elle précède C, à 24,8 %, et E, à 22,8 %. Ces parts décrivent les enregistrements, pas l’ensemble des logements uniques.
Pourquoi distinguer la classe E pour la vente et pour la location ?
Pour la location en métropole, l’échéance prévue concernant E est 2034. Pour la vente, la classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025 par l’audit énergétique réglementaire applicable aux maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G.